Contrôle diligent des gestionnaires de portefeuille

En tant que conseillers financiers de familles, notre travail consiste principalement à évaluer les objectifs bien précis de nos clients pour veiller à ce que leur cadre d’investissement leur assure la prospérité à long terme. Plus particulièrement, notre approche se concentre sur la prise en compte de nombreux risques et objectifs afin que les familles aient le moins possible à adopter des mesures de gestion de portefeuille en réaction aux conditions variables des marchés, tout en ayant l’occasion de profiter des possibilités qui s’offrent à elles en matière de placement. Malgré le fait que nous mettons tout d’abord l’accent sur la définition des objectifs de placement et la planification successorale adéquate, nous devons forcément repérer les combinaisons appropriées de stratégies et de gestionnaires qui conviendront parfaitement au cadre d’investissement de la famille.

Nous sommes d’avis que la solution pour tenir compte de la complexité que représente la gestion d’un patrimoine pour plusieurs générations ne repose pas sur une palette de stratégies de placement utilisées dans l’unique but de diversifier les rendements. Les familles qui veulent que plusieurs générations bénéficient du patrimoine doivent à la fois tenir compte des besoins de la génération actuelle, complexes en raison de leur nature, et de la constitution de ce patrimoine en vue d’en assurer la longévité. Par conséquent, pour établir un cadre d’investissement qui englobe tous ces facteurs, il faut comprendre les différents aspects entourant les objectifs de la famille, ainsi que chaque gestionnaire de portefeuille et chaque stratégie qui interviennent dans ce cadre. Ce n’est pas une mince affaire. Mais nous avons l’aide de gestionnaires de confiance qui ont satisfait à nos critères bien précis afin de se tailler une place dans le portefeuille des familles. Nous pouvons ainsi éviter que ces dernières prennent des décisions sur le coup de l’émotion lorsque les conditions des marchés varient. Si, à leur tour, les familles nous font confiance et savent que nous veillons à assurer la sécurité de leurs besoins financiers fondamentaux malgré les tempêtes qui peuvent survenir sur les marchés, elles sont alors en mesure de prendre des risques au bon moment afin d’accroître leur patrimoine pour l’avenir.

Heureusement, en sa qualité de conseiller indépendant, le Bureau familial Richter a la liberté d’aller à la rencontre de gestionnaires et d’analyser chaque année des douzaines de stratégies de placement variées afin d’en déterminer la pertinence pour les familles. Cependant, le fait de disposer de stratégies adéquates et de bons gestionnaires ne suffit pas à assurer la prospérité des familles : il nous incombe de bien comprendre les avantages et les inconvénients de chaque stratégie afin de déterminer si elle convient aux portefeuilles de chacune des familles. Notre rôle consiste, d’une part, à collaborer avec la famille pour constituer un cadre d’investissement adapté à ses besoins, et, d’autre part, à passer en revue et à évaluer, sur une base continue, le vaste éventail de choix de placement qui peuvent faire partie de la solution.

Mais comment chercher, parmi les nombreux gestionnaires et stratégies de placement, ceux qui sont efficaces et dignes de confiance? Tant les investisseurs peu expérimentés que chevronnés s’appuient principalement sur des facteurs quantitatifs, notamment le rendement. Pourquoi? Parce qu’il s’agit du moyen le plus simple pour établir un classement et comparer différentes stratégies de placement. Même si le rendement constitue le facteur quantitatif le plus simple à comprendre pour analyser les gestionnaires, une foule d’autres outils de mesure sont apparus dans le secteur des placements. Ces outils tentent d’évaluer l’ampleur de la volatilité (ou du risque) à laquelle les investisseurs sont exposés, ainsi que le type de volatilité. Même s’ils sont fort utiles, tous ces outils quantitatifs ne se fondent que sur d’anciennes données. Or, toutes les clauses de non-responsabilité des gestionnaires vous le diront : le rendement passé n’est pas tributaire des résultats futurs.

Pour bien saisir l’aptitude d’un gestionnaire de placement à générer un rendement prévisible au fil du temps et dans différentes conditions, il faut voir bien au-delà des données et évaluer tous les facteurs qualitatifs dont le gestionnaire tient compte dans l’établissement du processus et de sa culture d’entreprise. Malheureusement, la mise en place d’un tel processus exige que le conseiller de la famille dispose de ressources considérables : un contrôle diligent approfondi de ce genre signifie qu’il faut faire un examen méticuleux de la structure organisationnelle et ne pas se laisser influencer par le marketing afin de bien comprendre le processus décisionnel qui régit les activités habituelles de l’entreprise. Ces deux principes s’appliquent tout particulièrement à l’évaluation de gestionnaires moins orthodoxes qui offrent d’investir le capital des familles pendant plus de dix ans; c’est dans de telles situations que la compréhension accrue du gestionnaire et de sa stratégie prend tout son sens.

La première étape d’analyse par le Bureau familial Richter consiste habituellement à répondre à la question suivante : le processus et la structure du gestionnaire lui permettent-ils de générer des résultats à long terme sur une base continue? En vérifiant l’aspect de continuité, nous tentons d’évaluer si nous pouvons faire confiance au gestionnaire pour « livrer la marchandise » dans différents contextes. Même si les données historiques constituent sans conteste un bon guide pour l’analyse, dans le cadre de la planification du patrimoine familial pour plusieurs générations, elles ne couvrent jamais une période assez longue qui correspond à l’horizon de placement d’une seule génération. Cependant, si nous comprenons parfaitement ce qui motive les décisions de placement quotidiennes d’un gestionnaire, nous avons au moins un point de référence pour anticiper sa réaction lorsque le marché évolue et change.

La stratégie de placement d’un gestionnaire est le principal outil dont il dispose, car les différents systèmes et écosystèmes en tirent une foule de renseignements. S’il éprouve le moindre problème avec l’un des aspects de sa stratégie, même si celle-ci semble imperturbable, le gestionnaire devra répondre de ses actes. L’étude approfondie de la structure organisationnelle d’un gestionnaire de placement nous permet de mieux comprendre comment un système dynamique convertit les renseignements en idées et, par le fait même, en décisions de placement. Qui intervient? Comment les renseignements sont-ils générés et partagés? Comment le cabinet s’oriente-t-il sur les besoins des investisseurs? Quelles mesures incitatives les membres de l’équipe adoptent-ils pour assurer la réussite de chacun? Il ne s’agit que de quelques-unes des questions fondamentales que se posent les conseillers dans le cadre d’un contrôle diligent. La compréhension du fonctionnement du système dans des conditions normales constitue un bon point de départ, mais il nous incombe davantage de savoir comment il se comporte lorsque la tension est à son comble.

Une analyse plus poussée permet d’aller au-delà de la stratégie de placement en soi et de se concentrer sur les notions plus concrètes du contrôle diligent des opérations : conformité, contrôles des risques, exécution des transactions, gestion des ressources humaines ne sont que quelques-uns des enjeux d’exploitation interne dont il faut tenir compte lors de l’évaluation de la pertinence des processus mis en place par le gestionnaire pour atténuer les risques opérationnels. Les enjeux externes à envisager sont notamment les relations du gestionnaire avec les dépositaires, les conseillers juridiques et les comptables, ainsi que le niveau de sa compréhension de l’étendue de sa clientèle.

Chaque gestionnaire que nous sélectionnons au titre des portefeuilles de nos clients joue un rôle bien précis dans un cadre complexe de répartition du risque. Il est donc primordial de pouvoir lui accorder notre confiance et de le consulter en tout temps, afin que la répartition demeure conforme à nos attentes. Si ce n’est pas le cas, nous devons comprendre pourquoi et déterminer s’il s’agit d’une mesure permanente. La confiance ne s’acquiert pas avec des données et des chiffres. Ce n’est qu’en allant visiter les bureaux du gestionnaire dans le cadre du contrôle diligent que nous pouvons réellement saisir les nuances et les particularités qui sont fondamentales en vue d’assurer une réussite à long terme. Sans aucun doute, l’exercice du contrôle diligent d’un gestionnaire tient autant de l’art que de la science : celui qui l’exécute doit faire preuve d’engagement afin de saisir toute l’essence du gestionnaire. Par contre, le fait d’avoir confiance en la capacité d’un gestionnaire de fournir des résultats constants sous-entend d’avoir à sa disposition les meilleurs outils et ressources pour s’assurer de bien répondre aux besoins uniques de chaque famille.

L’approche du Bureau familial Richter repose sur l’aptitude de celui-ci à se doter de moyens efficaces pour accéder à des ressources et à examiner une vaste gamme de solutions de placement pour les familles. Ce processus continu nous donne la confiance nécessaire pour affirmer que les stratégies sélectionnées dans la composition actuelle de nos portefeuilles sont adéquates, ainsi que la possibilité de poursuivre la quête de nouvelles possibilités. Heureusement, les familles pour lesquelles nous travaillons bénéficient grandement des capacités de notre organisation en matière d’accès à des stratégies de placement à l’échelle internationale et d’évaluation de celles-ci. Mais ce n’est que la pointe de l’iceberg. La partie invisible, soit un cadre de placement bien structuré, constitue l’autre élément fondamental qui permet de respecter le vaste éventail d’objectifs de nos clients. Une approche axée sur le « portefeuille » qui ne tient compte que du risque et du rendement selon un cadre unidimensionnel peut convenir pour une institution, mais, à notre avis, ne tient pas la route pour une famille qui veut léguer un patrimoine solide. Le sujet du prochain article sera : la répartition des risques dans un cadre intergénérationnel.

Avant de se joindre à Richter, M. Greg Moore, CFA a travaillé durant 23 ans à la Banque de Nouvelle-Écosse au sein du groupe des marchés financiers et des opérations sur titres où il était, avant son départ, à la tête de l’équipe de gestion du risque de change pour les investisseurs institutionnels de la banque. Après une longue carrière à la Banque de la Nouvelle-Écosse, M. Moore a travaillé quatre ans au sein d’une société de gestion de portefeuilles de style boutique située à Toronto, où il a aidé des familles au Canada et en Europe à atteindre leurs objectifs en matière de gestion du patrimoine. Au Bureau familial Richter de Toronto, M. Moore est responsable de la mise en place de la plateforme indépendante et objective de Richter. En plus de ses responsabilités en développement des affaires et en gestion des relations, il participe activement aux contrôles diligents des gestionnaires de placements et à leur sélection, afin que les clients du Bureau familial Richter continuent d’avoir accès aux meilleures solutions pour leurs besoins continus en matière de placement.  

Le Bureau familial Richter (BFR) compte au sein de ses rangs des professionnels en gestion du patrimoine qui mettent au point des régimes de placements personnalisés et adaptés à une clientèle composée de familles très bien nanties. Bien que les membres du BFR possèdent une vaste expérience de travail auprès des principales institutions financières et des principaux gestionnaires de placements, ils ne sont affiliés à aucun d’entre eux. Le BFR a des bureaux à Toronto et à Montréal. Vous pouvez nous suivre sur LinkedInFacebook et Twitter. 

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