Prévisions économiques de 2015 : les éléments clés.

La valeur du dollar canadien baissera encore, mais aucune récession n’est prévu.

Le 21 janvier 2015, Richter accueillait M. Jim Allworth, stratège en chef de RBC Dominion valeurs mobilières, dans le cadre d’un déjeuner-causerie portant sur les prévisions économiques pour l’année 2015, notamment pour le Canada, les États-Unis, l’Europe et l’Asie. Voici ce qu’il faut en retenir.

Désynchronisation de l’économie mondiale, mais reprise de la normalité

La situation de crise dominant les années 2008 à 2012 étant chose du passé, nous assisterons, en 2015, à un retour vers une situation normale, dominée par une relance de l’économie américaine. Depuis les 12 derniers mois, l’économie mondiale subit une certaine désynchronisation, représentée par quelques années de croissance plus rapide que prévu dans les pays développés (par exemple aux États-Unis, actuellement en phase de rattrapage), une croissance plus faible en Europe ainsi qu’un ralentissement en Asie.
En outre, la politique monétaire et les taux d’intérêt se normalisent graduellement. L’incertitude à cet égard se dissipe et les investisseurs sont confiants que la croissance économique globale se maintiendra.

Retour de la confiance aux États-Unis

La reprise graduelle des marchés aux États-Unis témoigne d’un retour de la confiance des consommateurs. Nous assistons aussi à une croissance de l’emploi ainsi qu’à une diminution de l’endettement net des ménages américains depuis 2008, bien qu’il représentait toujours, en décembre 2014, 104 % de leur revenu disponible.

Par ailleurs, favorisée par la chute du prix de l’essence, une large proportion des dépenses des consommateurs sera orientée en 2015 vers les biens discrétionnaires, ce qui aura une incidence exponentielle sur l’économie globale.

Faiblesse du dollar canadien et augmentation de la demande des biens manufacturés au Canada

Le Canada entre dans une phase de croissance relative. La faiblesse du dollar canadien, combinée à la demande américaine accrue de voitures et de produits forestiers entraîne une hausse des ventes des biens manufacturés aux États-Unis, contribuant ainsi à la reprise du secteur manufacturier au Canada. Cette augmentation de la demande des biens manufacturés a une incidence positive sur l’emploi, dont la croissance au Canada devrait se poursuivre en 2015.

En outre, on peut s’attendre à un retour graduel de l’inflation au Canada ainsi qu’à une normalisation des taux d’intérêt par rapport à celle-ci.

Finalement, bien que la valeur du dollar canadien continuera de fléchir, selon M. Allworth, aucune récession n’est prévue pour 2015, ni au Canada ni aux États-Unis.

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