Vive l’entrepreneuriat libre!

Si le passage du général de Gaulle à Montréal en juillet 1967 marque encore la mémoire de certains, il semble qu’il ait surtout posé les jalons de relations vivantes et dynamiques entre la France et le Québec.

En matière d’entrepreneuriat, on est en droit de se demander si, vue du Québec, l’herbe n’est pas plus verte ailleurs, par exemple de l’autre côté de l’Atlantique… Pourtant, les propriétaires et les gestionnaires d’entreprises, particulièrement ceux de l’Hexagone souhaitant déployer leurs ailes en sol nord-américain, constatent rapidement que la Belle Province propose des avantages considérables capables de les charmer.

Des facteurs attirants
L’entrepreneur français qui souhaite démarrer son entreprise au Québec découvre avec plaisir qu’il pourra profiter de nombreux avantages. Citons, par exemple, les suivants :

  • les démarches d’incorporation d’une entreprise sont non seulement plus simples, mais également plus rapides;
  • les charges sociales imputées à l’employeur sont bien inférieures à celles de la France;
  • le droit du travail offre une plus grande souplesse;
  • les crédits d’impôt en recherche et développement sont intéressants (bien que la France soit elle aussi bien lotie de ce côté-là).

Les éléments auxquels il faut (toutefois) être attentif

La France et le Québec partagent non seulement une riche histoire, mais également une langue commune. Pour les entrepreneurs français, ceci peut constituer un élément particulièrement attrayant : sous cet angle, le Québec ne devient-il pas la « porte d’entrée » idéale du territoire nord-américain? Peut-être, mais attention : même langue ne veut pas nécessairement dire même référentiel. Ainsi, les affaires au Québec, bien qu’elles s’exercent en langue française, sont totalement nord-américaines dans leur nature. Croyant se retrouver en « terrain connu » grâce à cette langue commune, certains entrepreneurs français se heurtent aux différences incompressibles entre les deux approches, et les nuances de vocabulaire peuvent porter à confusion.

Des cultures distinctes

Au Québec, même dans un contexte officiel tel que celui des affaires, le tutoiement survient assez rapidement entre personnes qui se connaissent peu; parfois, quelques réunions suffisent pour y recourir de façon toute naturelle. Plus souvent encore, c’est dès le premier repas d’affaire qu’on laisse tomber le « vous ». En France, le vouvoiement et l’utilisation des formules de politesse (« Monsieur, Madame ») sont de rigueur. Cette différence culturelle est à prendre en compte par l’entrepreneur français fraîchement arrivé : à tort, il pourrait être perçu comme froid, voire altier, ce qui pourrait malheureusement ternir des relations d’affaires en pleine éclosion.

La notion de ponctualité vaut également qu’on en glisse un mot : si être en retard à un rendez-vous d’affaires est encore monnaie courante en France, au Québec, ça ne se fait tout simplement pas!

Accompagner vers le succès

Si le Québec propose sans contredit des avantages très attrayants aux entrepreneurs européens, et particulièrement français, ces derniers doivent être sensibles aux différences qui existent entre ces deux marchés. Ils doivent également s’assurer de peaufiner un plan d’affaires réaliste et solide et de profiter de services-conseils ciblés (notamment comptables, fiscaux, légaux) qui comportent une bonne compréhension de leur réalité outre-Atlantique. Ces entrepreneurs seront ainsi en mesure de concentrer leurs efforts sur les ventes et le marketing, clefs de leur succès.

Conseils fournis par Sophie Caudiu, CPA, CGA
Directrice principale – Richter

En lien avec des partenaires des deux côtés de l’Atlantique, Mme Caudiu joue un rôle d’accompagnement des entreprises européennes dans leurs projets d’implantation en Amérique du Nord. Sa double expérience professionnelle en France et au Québec (où elle est installée depuis 15 ans) lui permet d’offrir à ses clients son expertise, un réseau et une vision claire de l’état du marché.

À propos de Richter : Fondé à Montréal en 1926, Richter est un cabinet comptable autorisé qui offre des services de certification, de fiscalité et de gestion de patrimoine, ainsi que des services-conseils financiers dans les domaines de la restructuration organisationnelle et de l’insolvabilité, de l’évaluation et du financement d’entreprises, du soutien en matière de litiges financiers et de la juricomptabilité. Notre engagement envers l’excellence, notre compréhension approfondie des enjeux financiers et nos méthodes pratiques de résolution de problèmes nous ont permis de devenir l’un des plus importants cabinets indépendants d’expertise comptable, de services-conseils organisationnels et de consultation au pays. Richter a des bureaux à Toronto et à Montréal. Vous pouvez nous suivre sur LinkedIn, Facebook ou Twitter.

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