Parlons culture : Au-delà des chiffres

L’art de l’entrevue : pour que votre impression compte

Chaque mois, notre directrice des Ressources humaines, Paula Fernandes, s’entretient avec un associé de Richter pour découvrir comment les dirigeants trouvent l’équilibre et la concentration nécessaires pour occuper un emploi exigeant, et quelles sont les compétences non techniques qui contribuent à leur succès.

Ce mois-ci, l’entretien porte sur les impressions qui se dégagent lors d’une entrevue. Les entrevues d’embauche jouent le grand rôle d’égalisateur; la nervosité peut prendre le dessus dans ce genre de situation. Toutefois, les candidats qui se distinguent savent surmonter leur nervosité et montrer leurs compétences dans le cadre d’une discussion face à face. Comment réussir son entrevue d’embauche?
Terry McInally, associé chez Richter, discute des façons de laisser une impression positive et durable. Nous vous rappelons que Richter a divers postes à pourvoir et espérons que ces conseils vous seront utiles!

Paula Fernandes (PF) : Comment s’est déroulée votre toute première entrevue à vie? Pensez-vous que cela ressemble à ce que les candidats vivent aujourd’hui?

Terry McInally (TM) :
Je me souviens de m’être beaucoup préparé pour ma première entrevue. Lorsque je m’y suis présenté, je connaissais l’entreprise ainsi que les composantes de l’emploi et j’avais préparé une série de questions. Je voulais arriver préparé et je crois que cela m’a vraiment aidé à obtenir le poste.

De nos jours, je constate qu’on rencontre généralement les deux extrêmes : les candidats qui arrivent soignés, préparés, avec leur trajectoire de croissance en tête, c.-à-d. ils savent où ils veulent être dans cinq ans; puis ceux qui ne se sont pas préparés du tout. Étant donné la capacité actuelle d’accéder à l’information et la facilité avec laquelle on peut trouver notre cabinet sur Internet, c’est un peu déconcertant de constater que certains candidats ne se donnent même pas la peine de faire quelques recherches avant leur entrevue (ou du moins ils ne semblent pas l’avoir fait). Une entrevue constitue votre première chance de montrer clairement à votre employeur potentiel que vous êtes prêt à travailler et à vous préparer du mieux que vous pouvez. Exposer vos connaissances du cabinet et du rôle qui vous attend représente une occasion facile de mettre en valeur votre éthique de travail.

PF : Vous interviewez régulièrement un grand nombre de candidats – quelles caractéristiques ou qualités recherchez-vous?

TM :
Aussi étrange que cela puisse paraître, les compétences techniques ne sont pas la première chose que nous regardons. Nous portons plutôt attention à la prestance ou à la personnalité du candidat, peu importe comment vous appelez cela. Dans le domaine de la consultation, la plupart des candidats qui se présentent à une entrevue possèdent généralement les compétences requises pour le poste en question, qu’il s’agisse d’un conseiller débutant ou d’expérience. Notre équipe des RH procède au processus de présélection, alors nous savons déjà que le candidat possède les compétences techniques nécessaires. L’important pour nous, à ce point, réside plutôt dans la compatibilité et la personnalité. Pour certains candidats cela s’impose naturellement, alors que pour d’autres, il faut s’exercer. C’est le cas en particulier de ceux qui sortent tout juste de l’école et qui ont encore une mentalité étudiante. Le milieu universitaire n’est pas en cause, mais vous devez penser à la façon dont vous vous présenterez dans un cadre professionnel concret. Il va sans dire que vous ne trouverez pas ces réponses dans les livres. Alors, même si vous êtes nerveux, il est important d’essayer de vous montrer sous votre vrai jour. Vous devez vous présenter à l’entrevue avec confiance et essayer de poser des questions. Nous pouvons réellement nous faire une idée d’un candidat à partir de sa personnalité lors de l’entrevue (même si celui-ci est nerveux!) et cela nous aide à déterminer dans quelle mesure cette personne pourra s’intégrer à la culture du groupe qui est déjà en place.

Pour les postes de débutant, nous cherchons également des candidats qui ont une belle capacité d’apprentissage. Nous accordons beaucoup d’importance au mentorat dans notre groupe, car nous croyons qu’il s’agit d’un élément important du perfectionnement dans une carrière. Nous pouvons dire si la personne est quelqu’un avec qui nous pourrons travailler et qui pourra bénéficier du mentorat et de la formation que nous offrons simplement par le degré d’enthousiasme et d’intérêt manifesté lors de l’entrevue.

PF : Qu’est-ce qui est plus important : les réponses des candidats ou la façon dont ils la donnent ou qu’ils se présentent?

TM :
Nul doute que la façon dont les candidats répondent aux questions est importante. Un candidat qui semble engagé et enthousiaste lors d’une entrevue nous indique qu’il est prêt à faire partie de notre cabinet. De plus, répondre à nos questions, malgré la nervosité, est un bon indicateur de la manière dont le candidat travaillera et se comportera avec les clients. Si vous répondez aux questions avec assurance et prestance, cela nous donne confiance que vous réagirez de la même manière dans les situations auxquelles vous serez confronté.

Toutefois, pour ce qui est de la réponse comme telle, voici un point auquel j’accorde beaucoup d’importance; vous devez, dans la mesure du possible, éviter de répondre par un seul mot. Profitez-en pour vous décrire ou mettre de l’avant votre expérience. Voici l’occasion idéale de vous faire valoir, saisissez-là et donnez des précisions où vous pouvez. Il est vrai qu’il est préférable d’être concis plutôt que d’être trop bavard, mais lorsque vous avez capté notre attention, utilisez ce moment, de façon appropriée, pour en dire plus long sur votre personne que ce qui figure dans votre curriculum vitæ.



PF : Quelle est la réponse la plus impressionnante que vous ayez jamais entendue au cours d’une entrevue? Y a-t-il une réponse qui vous a frappé?

TM :
À mon avis, la réponse la plus importante est habituellement celle que les candidats donnent à la question que tous les interviewers posent, soit « avez-vous des questions à nous poser? » J’ai pu constater à maintes reprises que c’est à cet instant que ça passe ou ça casse. C’est le moment de poser des questions mûrement réfléchies. Si vous n’avez aucune question, eh bien, cela est inquiétant et montre que vous n’avez fait aucune recherche sur le cabinet ou que vous n’avez pas pensé à nos discussions. Durant une entrevue, je peux oublier de mentionner certains détails pertinents concernant notre groupe et nos attentes, alors si c’est le cas, vous ne devez pas hésiter à me demander des précisions. Habituellement, en posant des questions précises qui portent sur la croissance, on obtient de bons résultats : comment voyez-vous mes cinq prochaines années au sein du cabinet? Quelle est l’orientation de Richter pour les cinq prochaines années et où est ma place dans cette croissance? Ces questions peuvent être posées par quiconque, un candidat débutant ou un candidat chevronné; elles sont toujours pertinentes. Ce type de questions m’indique également que vous voulez participer à la croissance du cabinet et non pas faire uniquement du 9 à 5.

Les candidats interviewés devraient s’enquérir de la culture de Richter, si le sujet n’a pas été abordé. Comprendre la culture du groupe ou du cabinet auquel vous vous joignez donne un aperçu des personnes avec qui vous travaillerez; de la façon dont l’associé gère ses affaires ainsi que de sa vision de la croissance et de la culture. Les compétences sont une chose, la complémentarité en est une autre. Cette dernière doit aller dans les deux sens, autant pour nous qui vous embauchons que pour vous qui acceptez de travailler avec nous. Peu importe votre expertise technique ou votre rôle au sein de l’organisation, votre réussite sera plus difficile si la culture du bureau ne vous convient pas ou si l’endroit où vous travaillez ne vous plaît pas. Vous passez trop d’heures au bureau pour NE PAS apprécier les gens avec qui vous travailler, vos collègues, les associés, les directeurs. Vous devez donc vous assurer d’évaluer si le rôle et l’entreprise dans leur ensemble vous conviennent également.

PF : À quel point le sens de l’humour est-il important durant l’entrevue?

TM :
C’est une qualité que j’aime bien! Je pense que cela contribue une fois de plus à montrer votre personnalité, une parcelle de vous-même. Bien sûr, ce n’est pas la même chose pour tout le monde, mais personnellement j’apprécie cette caractéristique, car cela s’inscrit dans la culture à laquelle j’appartiens en tant que collègue, employé et patron. Peu importe où je me trouve, travailler avec des personnes qui ont un bon sens de l’humour a toujours été important pour moi.

Par ailleurs, je crois également que c’est une indication de la façon dont vous pouvez gérer les situations stressantes en général. Nous savons que tout le monde est nerveux lors d’une entrevue d’embauche, mais si vous pouvez surmonter votre nervosité, cela montre que vous êtes capable de bien vous maîtriser sous la pression. Cela indique également que vous serez en mesure de gérer le stress et de vous présenter adéquatement devant les clients le moment venu.

PF : Quel est le meilleur conseil d’affaires que l’on vous ait donné?

TM :
Il s’agit d’une constante qui s’est dégagée tout au long de ma carrière : j’aborde toujours un nouveau poste avec un plan quinquennal. Je pense toujours à où je vais être et à où je veux être dans cinq ans, puis je travaille en fonction de cet objectif. En gardant ce principe en tête, cela me permet d’être préparé en tout temps pour une réunion, une entrevue ou une discussion. Plus particulièrement, un conseil qui m’a été donné et que je n’ai jamais oublié est que lorsque vous êtes en entrevue, souvenez-vous que personne autour de la table ne veut vous voir échouer. Ces personnes ont pris le temps de vous rencontrer et elles veulent vous voir réussir, alors ayez toujours confiance en ce que vous offrez. J’ajouterais que les aptitudes nécessaires à une entrevue sont une question de confiance.

M. McInally a occupé un poste de direction au sein de la Commission des alcools et des jeux de l’Ontario (CAJO) où il a travaillé auprès des organisations et a été responsable de mandats complexes de grande envergure, souvent réalisés lors de périodes de transition ou de changement important.

M. McInally est versé en gestion de très grandes équipes réparties dans différentes fonctions d’affaires et régions, comprenant de nombreux intervenants. Maintenant associé chez Richter, il participe à la direction de l’une des divisions qui connaît la plus forte croissance au sein du cabinet, soit celle des Services-conseils en risques, performance et technologie.  

Pour consulter les articles précédents de la série Parlons culture : Au-delà des chiffres :

Vie au travail : 22 astuces pour maintenir l’équilibre pendant la période des impôts
L’importance de la responsabilité sociale
Les choses à faire et à ne pas faire lors de la préparation d’un CV 
L’art de l’entrevue : pour que votre impression compte 
Réseautage 101 : Pourquoi le réseautage est-il nécessaire et par où faut-il commencer?
Trouver l’équilibre
Consolidation d’équipe

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