Compilation de Richter sur les prévisions des banques relativement aux taux de change et aux taux d’intérêt

Février 2017

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Remontée du huard par rapport au billet vert dans la foulée des attentes en matière de divergence de politiques

Le huard a poursuivi sur sa lancée en 2017 et se négocie à 76,5 ¢ US/CAD; il a ainsi gagné progressivement du terrain par rapport au billet vert, comparativement au creux qui a suivi les élections américaines. La Banque Nationale a soutenu que le climat politique stable du Canada, la cote AAA attribuée aux obligations d’État et les données économiques encourageantes pourraient constituer les facteurs ayant permis de consolider la résilience du huard.

Notre compilation des prévisions des banques indique que la Banque TD est la plus optimiste dans ses prédictions sur le dollar canadien, tandis que Desjardins anticipe un dollar américain plus fort. Selon la Banque TD, la baisse de l’inflation est le reflet d’une économie canadienne qui tente de faire sa place tout en continuant de s’ajuster aux prix réduits des marchandises ainsi qu’à une économie plus orientée vers les services. Dans le contexte économique actuel, le Canada a suffisamment le vent dans les voiles pour que sa devise continue de se négocier dans la fourchette médiane des 70 cents. De l’autre côté du spectre, Desjardins s’attend à ce que l’économie américaine reprenne du galon en 2017 et que, par conséquent, la valeur du dollar canadien demeure faible. En outre, Desjardins indique que les divergences en matière de politique monétaire entre le Canada et les États-Unis auront pour effet de stabiliser le dollar canadien. Dans l’ensemble, les banques sondées s’accordent pour dire que le dollar canadien se négociera dans une fourchette relativement étroite, soit entre 72,0 et 77,0 ¢ US/CAD jusqu’à la fin de 2018.   

Des données économiques prometteuses et des incertitudes sur le plan politique viennent à nouveau diviser les prévisions pour la paire de devises CAD/EUR

Alors que l’incertitude croît en Europe en raison de la montée de politiques populistes et des négociations en cours pour l’exécution du Brexit, les prévisions pour la paire de devises CAD/EUR demeurent divisées et s’établissent, à la date de publication du présent sondage, à 71,7 EUR/CAD. Les données récentes sur l’économie dans la zone euro montrent des signes encourageants : croissance du PIB et des exportations, niveau de confiance des consommateurs le plus élevé en près de deux ans et indice PMI composite pour la zone euro qui a atteint des sommets en décembre 2016, après la récession. Notre sondage des banques canadiennes nous permet de constater que la RBC mentionne sa surprise quant aux données récentes sur l’inflation dans la zone euro, lesquelles indiquent la hausse la plus rapide en près de quatre ans. Malgré les nouvelles encourageantes sur le plan économique, la Banque centrale européenne a fait preuve de prudence en ne modifiant pas sa politique monétaire depuis sa dernière réunion du 19 janvier dernier et en soulignant la poursuite du programme d’achat d’actifs jusqu’à ce que le Conseil des gouverneurs constate une hausse soutenue. 

Aucun changement pour les prévisions concernant le Canada; hausse des taux attendue aux États-Unis

Comme la Banque Nationale le rapporte, le gouverneur Stephen Poloz a énoncé clairement que la Banque du Canada était insatisfaite de l’évolution des marchés à la suite de l’élection du nouveau président des États-Unis. M. Poloz a affirmé qu’il était prêt à abaisser les taux d’intérêt si les mesures protectionnistes aux États-Unis avaient des conséquences néfastes sur l’économie canadienne. Malgré ce discours, les banques sondées ont publié des prévisions identiques à celles du mois dernier en ce qui a trait au taux de financement à un jour. Pour ce qui est des prévisions sur le taux des fonds fédéraux, la Banque TD et la CIBC ont fait des ajustements à la hausse. La Banque TD est d’avis que la Réserve fédérale américaine n’est pas à la traîne en ce qui concerne l’inflation et que le comité s’est engagé dans un cycle graduel haussier des taux. Nous continuons de constater que nos clients cherchent à tirer profit des faibles taux d’intérêt au Canada.

Augmentation prévue du taux de rendement des obligations d’État de deux ans

Des ajustements à la hausse et à la baisse des prévisions ont été observés par rapport à la publication du mois dernier. La Banque TD, qui a fait certains ajustements à la hausse en prévision de taux de rendement plus élevés, croit que les attentes relatives à l’inflation pourraient s’élever lorsque la politique d’expansion budgétaire aux États-Unis se sera concrétisée, même si à l’heure actuelle cette possibilité demeure incertaine. À l’opposé du spectre, la Banque Nationale a revu à la baisse ses prévisions sur les taux de rendement des obligations du gouvernement américain de deux ans, en raison des incertitudes liées aux politiques du président Trump et de ses communications sur Twitter. Dans l’ensemble, les banques s’entendent pour dire qu’elles anticipent une hausse du taux de rendement des obligations d’État de deux ans, tant au Canada qu’aux États-Unis.   


Prudence quant aux promesses générées par les mesures de stimulation fiscale aux États-Unis

La Banque TD a également revu à la hausse ses prévisions quant au taux de rendement des obligations d’État canadiennes et américaines de dix ans. Les ajustements les plus importants ont été apportés notamment dans la deuxième moitié de 2018, soit la période lors de laquelle la Banque TD entrevoit possiblement le climat économique sous un œil plus optimiste. Il est intéressant de remarquer que BMO maintient ses prévisions quant au taux de rendement des obligations des gouvernements canadien et américain de dix ans, en mettant l’accent sur la prudence dont les investisseurs font preuve par rapport au slogan du président Trump, « America First » (la priorité aux États-Unis) et à d’autres remarques protectionnistes qui viennent menacer les traités commerciaux convenus à l’échelle internationale ainsi que les relations qu’entretiennent les États-Unis avec les autres pays du monde. Dans l’ensemble, les banques sondées s’entendent toutes pour dire que les taux de rendement devraient augmenter, tant au Canada qu’aux États-Unis, par rapport aux taux actuels, qui représentent un creux historique.  



Les taux de rendement des obligations à très long terme font marche arrière dans l’attente de politiques fiscales claires

Après avoir connu une hausse marquée à la suite de l’élection présidentielle aux États-Unis, les taux de rendement des obligations à très long terme ont battu en retraite. Desjardins et BMO ont notamment ajusté à la baisse leurs prévisions quant aux taux de rendement des obligations à très long terme des gouvernements canadien et américain. Desjardins affirme que la vague d’optimisme ressentie à la suite de l’élection américaine a dorénavant laissé place à un sentiment d’hésitation, alors que les investisseurs attendent l’élaboration de politiques plus concrètes. Dans l’ensemble, les banques sondées continuent de prévoir une hausse des taux de rendement des obligations à très long terme tout au long de 2018 par rapport aux niveaux actuels. 



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