Compilation de Richter sur les prévisions des banques relativement aux taux de change et aux taux d’intérêt

Octobre 2016

La faiblesse des prix du pétrole et la compétitivité du huard indiquent que le Canada devrait se tourner vers les exportations selon la CIBC

Depuis le mois d’août dernier, les prix du pétrole brut ont bondi d’environ 25 % pour atteindre 50 USD le baril, tandis que le huard, malgré sa corrélation historique avec les prix du pétrole brut, est demeuré autour de 76 ¢ US par CAD au cours de la même période. Compte tenu du niveau des prix du pétrole, la CIBC est d’avis que l’économie canadienne s’appuiera sur un dollar canadien faible, qui favorise les exportations, comme levier de la croissance économique. Alors que certains gouvernements et certaines organisations, telles que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), poursuivent leurs efforts afin de réduire l’approvisionnement énergétique, les prix de l’énergie demeurent faibles selon les moyennes historiques récentes. Parallèlement, le huard se négocie à ses plus bas niveaux depuis plus de dix ans par rapport au billet vert américain. En conséquence, les prix avantageux de l’énergie, la faiblesse inhabituelle du huard et la relance de l’économie américaine font en sorte que les conditions demeurent propices pour les exportateurs canadiens.

En passant en revue les prévisions des banques sondées, on constate que ces dernières s’entendent pour dire que le dollar canadien demeurera faible au cours de 2017. La RBC et Desjardins, les deux banques sondées les plus optimistes quant à la croissance prévue du dollar canadien dans les publications du mois dernier et de ce mois-ci, ont revu leurs attentes à la baisse par rapport au CAD pour l’ensemble de la période examinée. Les prévisions des autres banques sondées sont restées relativement inchangées.

Les banques sondées demeurent divisées sur la valeur future du taux EUR/CAD

Selon la Banque Nationale, la Banque centrale européenne (BCE) ne semble pas être en mesure de stimuler son économie stagnante en dépit de ses efforts monétaires d’accommodation. Non seulement la demande est faible, mais les taux d’intérêt négatifs semblent faire plus de tort que de bien au secteur bancaire européen déjà fragilisé. Malgré ce commentaire, la Banque Nationale a revu ses prévisions par rapport au mois dernier afin qu’elles reflètent la vigueur de l’euro comparativement au dollar canadien à tous les points de prévision. La RBC et Desjardins ont fait de même, Desjardins ajoutant que l’incertitude entourant le Brexit devrait se faire sentir advantage en 2017.

Statu quo pour la Banque du Canada et augmentation des taux à prévoir par le FOMC

Selon la CIBC, les données canadiennes du troisième trimestre sont suffisamment positives pour écarter le risque d’une baisse des taux de la Banque du Canada, mais il faudra une hausse des taux de la Réserve fédérale américaine en décembre pour l’écarter complètement. La CIBC, comme les autres banques sondées, ne prévoit pas de changement pour le taux de financement à un jour du Canada en 2017. Seule la Banque Nationale continue de prévoir une augmentation d’ici la fin de l’année 2017, ajoutant cependant que la Banque du Canada se montre sans cesse neutre dans ses déclarations.

Le 21 septembre, le comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (FOMC) a declare que, si le renforcement du marché du travail et la croissance de l’activité économique se poursuivent, une hausse des taux de la Réserve fédérale américaine avant la fin de l’année est de plus en plus possible. Pour l’instant, avant d’avoir atteint le taux d’inflation cible de 2,0 %, le FOMC maintiendra possiblement sa politique monétaire actuelle afin de soutenir la croissance du marché du travail. Cette directive s’harmonise avec les prévisions effectuées par les banques sondées le mois dernier, et celles-ci sont toujours d’avis qu’une hausse graduelle du taux de la Réserve fédérale américaine s’ensuivra en 2017.



Les taux de rendement des obligations d’État de deux ans des États-Unis profitent du renforcement de l’économie américaine

Les prévisions des banques sondées concernant les taux de rendement des obligations d'état de deux ans du Canada restent en majeure partie les mêmes, dans l’attente que les mesures de stimulation budgétaire produisent leur effet sur le plan économique. Dans l’ensemble, les banques sondées s’entendent pour dire que la combinaison actuelle de mesures de stimulation budgétaire et monétaire soutiendra l’économie.

En date du 11 octobre, les taux de rendement des obligations d’État de deux ans des États-Unis s’établissaient à 0,87 %, une hausse de 0,20 % par rapport aux baisses enregistrées en juillet. À la miseptembre, plusieurs facteurs ont contribué à l’augmentation des taux de rendement de ces obligations, notamment la baisse des demandes hebdomadaires d’assurance-emploi, la hausse des postes disponibles et la croissance solide du PIB au troisième trimestre. La BMO, la Banque Nationale et Desjardins ont revu certaines de leurs prévisions à la hausse, affichant une attitude positive à l’égard de la relance de l’économie américaine, malgré l’incertitude entourant la prochaine élection présidentielle.




Augmentation des taux de rendement des obligations d’État de dix ans, fluctuations prévues par la Banque Nationale

L’économie canadienne connaît d’importants ajustements structurels en raison de la faiblesse persistante des prix des produits de base. Depuis le 15 juillet 2015, date à laquelle elle abaissait pour la dernière fois le taux de financement de 25 points de base, la Banque du Canada reste en marge et sa politique monétaire demeure en grande partie inchangée et conciliante. Récemment, les indicateurs économiques positifs, y compris l’amélioration de la balance commerciale et la hausse de l’emploi, ont contribué à l’augmentation des taux de rendement des obligations d'état de dix ans à 1,20 %, soit un bond de 18 points de base depuis août. Les banques sondées s’accordent pour dire que les taux de rendement devraient reprendre de la vigueur au cours de 2017. Aux États-Unis, les banques sondées continuent de prévoir une hausse des taux de rendement des obligations d’État de dix ans.



Prévisions à la hausse pour les taux de rendement des obligations à très long terme du Canada et des États-Unis et augmentations prévues en 2017

Ce mois-ci, la BMO et la Banque Nationale ont légèrement haussé leurs prévisions quant aux taux de rendement des obligations à très long terme du Canada et des États-Unis faisant prevue d’optimisme en ce qui concerne l’économie nord-américaine à long terme. Au Canada, cette attitude confiante serait attribuable aux mesures d’incitation budgétaire et au redressement des exportations tandis qu’aux États-Unis, elle s’expliquerait par la croissance de l’emploi et des dépenses des ménages.




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