Compilation de Richter sur les prévisions des banques relativement aux taux de change et aux taux d’intérêt

Septembre 2016

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CAD : L’incertitude accrue quant à la croissance mondiale creuse l’écart entre les prévisions

La Banque Laurentienne, qui s’attend à ce que la reprise économique mondiale propulse le secteur des exportations canadien, prévoit que l’activité économique au Canada sera suffisamment dynamique pour que le dollar canadien atteigne 0,80 USD/CAD à la fin de l’année et 0,83 USD/CAD à la fin de 2017. Les autres banques sondées ne sont pas si optimistes et la plupart d’entre elles prévoient que l’accroissement du taux de change de la paire de devises sera atténué par la hausse de l’USD en raison des augmentations prévues de taux des fonds fédéraux aux États-Unis. La CIBC, la plus pessimiste des banques sondées, prévoit un taux de 0,73 USD/CAD à la fin de 2017, car, selon elle, les plans anémiques de dépenses en immobilisations au Canada laissent présager que la faiblesse du dollar canadien n’est pas suffisante pour contrer la croissance mondiale léthargique.


Un euro souple et des politiques monétaires accommodantes de la BCE

La zone euro enregistre un taux de croissance réelle annualisé de 1,1 % et un taux d’inflation annuel de 0,2 % pour le mois d’août. Les tensions géopolitiques jumelées aux données économiques défavorables de la zone euro ont incité ce mois-ci certaines banques sondées à revoir à la baisse leurs prévisions pour l’euro jusqu’en décembre 2017. La Banque Nationale a déclaré que, compte tenu des gouvernements peu empressés d’agir et des projections quant à l’inflation à long terme à des creux historiques, de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) sont à prévoir dans l’avenir, notamment des prêts ciblés aux banques et une augmentation de son programme de rachat d’actifs. Selon la Banque Nationale, grâce à ces mesures, les rendements des obligations demeureront faibles et l’euro, sous pression.


Hausses prévues de la Réserve fédérale américaine; la Banque du Canada pourrait procéder à des hausses dès le quatrième trimestre de 2017

Le 26 août, Janet Yellen, présidente de la Réserve fédérale américaine, a déclaré que la vigueur récente du marché du travail et les perspectives quant à l’activité économique et à l’inflation viennent augmenter les possibilités d’une hausse du taux de la Réserve fédérale américaine. Bien que l’inflation demeure sous les cibles à l’heure actuelle, la Réserve fédérale américaine a bon espoir que le taux d’inflation cible sera bientôt atteint à mesure que l’économie américaine continuera de se redresser. La CIBC, la Banque Scotia, la BMO et la Banque Nationale prévoient une hausse de taux en décembre, tandis que Desjardins souligne que la conjoncture économique internationale incertaine pourrait inciter la Réserve fédérale américaine à attendre jusqu’en mars 2017. La Banque du Canada a émis un communiqué le 7 septembre dans lequel elle anticipe que l’économie canadienne rebondira au troisième trimestre grâce à la reprise de la production de pétrole, à la reconstruction en Alberta à la suite des incendies de forêt et à un regain prévu des dépenses de consommation. En outre, la Banque du Canada entend maintenir sa politique monétaire actuelle probablement jusqu’à ce que les exportations montrent des signes d’amélioration. Ce mois-ci, la plupart des banques sondées s’attendent à ce que le taux de financement à un jour demeure à 0,5 % tout au long de 2017, et seules la BMO et la Banque Nationale prévoient une hausse au quatrième trimestre de l’année prochaine.


Hausse du taux de rendement des obligations d’État de 2 ans à mesure que les perspectives économiques s’amélioreront

Les banques sondées continuent de prévoir des hausses du taux de rendement des obligations d’État de 2 ans en 2017 à mesure que les perspectives économiques s’amélioreront de manière générale. La Banque Scotia, qui a révisé ses prévisions à la hausse pour les obligations d’État du Canada et des États-Unis, a motivé sa décision par le marché de l’emploi solide, les revenus en hausse, la faiblesse du prix de l’essence, les coûts d’emprunt bas, ainsi que le dynamisme des dépenses de consommation et du marché de l’habitation. En outre, au Canada, l’augmentation de la demande des États-Unis et les effets décalés d’un huard faible devraient se traduire par une amélioration des exportations et de la production manufacturière au Canada, stimulant ainsi la croissance économique. Les prévisions des autres banques sont demeurées relativement inchangées, avec une hausse graduelle des taux de rendement par rapport aux niveaux actuels.




Hausse du taux de rendement des obligations d’État de 10 ans prévue au cours de 2017

Surmontant les difficultés du deuxième trimestre, l’économie canadienne a amplement de latitude pour soutenir un solide rebond au troisième trimestre. Toutefois, les taux de rendement des obligations d’État de 10 ans du Canada et des États-Unis, à la baisse depuis près d’un an, ont rebondi comparativement aux creux du mois dernier et s’établissent respectivement à 1,20 % et à 1,61 % actuellement. Les banques sondées s’entendent pour dire qu’une autre baisse des taux de rendement des obligations d’État de 10 ans par rapport aux niveaux actuels est improbable, puisqu’elles prévoient que les taux augmenteront en 2017 avec la relance économique.


Les taux de rendement des obligations à très long terme reprennent de la vigueur et continuent d’augmenter

Au 15 septembre, les taux de rendement des obligations à très long terme du Canada et des États-Unis s’établissaient respectivement à 1,84 % et à 2,48 %, une reprise après les creux historiques observés en juillet et en août. Au dire de la Banque Nationale ce mois-ci, le terrain est favorable pour les obligations de premier ordre du Canada en raison des réglementations financières plus strictes adoptées après la crise financière et de la demande pour des actifs sûrs qui demeure élevée. Au sud de la frontière, les données économiques continuent de témoigner d’une relance. Les banques sondées s’entendent encore pour dire que les taux des obligations à très long terme continueront d’augmenter d’ici la fin de 2017.

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