Compilation de Richter sur les prévisions des banques relativement aux taux de change et aux taux d’intérêt

Mai 2016

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Le dollar canadien toujours sur une lancée malgré les prévisions d’avril

En date du 16 mai, le huard se négociait à 77,6 ¢ US/CAD, ce qui témoignait de la reprise marquée de la devise au-delà des 13 % par rapport au billet vert, comparativement au faible taux de 68,5 ¢ US/CAD atteint le 20 janvier. La force du dollar canadien pourrait être grandement attribuable aux prix du pétrole brut, qui ont presque doublé au cours de la même période et qui s’établissent à 48 $ US le baril au moment de la publication, en hausse par rapport aux prix bas enregistrés en janvier, soit 26 $ US le baril.

Certaines banques sondées émettent quelques réserves quant à la durée de la récente envolée du dollar canadien, tel qu’il est indiqué dans les prévisions de 2017. La Banque Nationale attribue la lancée du dollar canadien à un fléchissement du dollar américain, à la hausse des prix du pétrole brut et aux entrées de portefeuille. Elle a également affirmé que la dépendance du Canada envers les flux entrants de capitaux à court terme aux fins du financement de son déficit important du compte courant gardera la devise vulnérable. Desjardins a mentionné que même si le dollar canadien connaît une progression à l’heure actuelle, celle-ci pourrait prendre fin lorsque la Réserve fédérale américaine reprendra, comme prévu, ses politiques de resserrement monétaire. En résumé, on s’attend à ce que le huard se négocie au-delà des 75,0 ¢ US/CAD au cours de 2017.

La seule certitude avec les prévisions du dollar canadien par rapport à l’euro, c’est l’incertitude

Pour un autre mois, les prévisions du taux de change CAD/EUR demeurent incertaines, comme le montre le large éventail offert par les banques, qui continuent de diverger. Malgré la récente hausse du dollar canadien par rapport à un panier de devises, les prévisions du taux de change CAD/EUR demeurent en grande partie les mêmes; seules quelques révisions mineures ont été apportées aux données à court terme.

Selon la Banque Scotia, l’Union européenne (UE) fera face à de plus en plus d’incertitude à l’approche du référendum tenu au Royaume-Uni pour déterminer le maintien du pays au sein de l’organisation. L’événement doit avoir lieu le 23 juin et vient raviver le sentiment d’incertitude quant à la valeur future de l’euro, étant donné qu’il est difficile de déterminer les conséquences éventuelles du « Brexit ».

Il ne faut pas s’attendre à des hausses imminentes du taux de financement à un jour, alors que le taux des fonds fédéraux augmentera de façon constante

Le 25 mai, la Banque du Canada émettra l’un des huit communiqués prévus au cours de l’année afin de rendre publique sa décision en matière d’établissement du taux cible du financement à un jour. Les banques sondées s’attendent à ce que la Banque du Canada maintienne le même taux au moins jusqu’au premier trimestre de 2017. La Banque Nationale, tout comme plusieurs autres banques, anticipe une augmentation des taux d’ici à la fin de 2017 et justifie ses prévisions par le fait que sa modélisation du marché du travail indique que les tensions et les déséquilibres au sein des trois provinces les plus peuplées du Canada forceront la Banque du Canada à faire moins de compromis. La RBC se situe à nouveau dans le spectre des prévisions les plus élevées et anticipe trois hausses de taux d’ici la fin de 2017.

Chez nos voisins du sud, le comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (« FOMC ») n’a pas modifié les taux à la fin d’avril et ne le fera pas avant la mi-juin. Les données publiées par la Banque TD indiquent que la Réserve fédérale a besoin de preuves supplémentaires de la stabilité du contexte international et d’assises solides quant à l’inflation intérieure avant de procéder à une hausse des taux en juin. Les banques sondées semblent s’entendre pour dire que la Réserve fédérale américaine continuera d’augmenter graduellement ses taux tout au long de 2017.

Les taux de rendement des obligations à deux ans demeurent faibles, mais une hausse est attendue en 2017

Le taux de rendement des obligations du gouvernement du Canada de deux ans est toujours modéré et correspond à l’heure actuelle à 0,52 %. Les banques sondées prévoient une hausse très graduelle de ce taux, qui devrait demeurer en deçà de 0,75 % d’ici la fin de 2016. Au cours de 2017, les taux devraient augmenter, car toutes les banques prévoient que le rendement des obligations du gouvernement à deux ans devrait atteindre 1,0 % ou plus d’ici la fin de 2017. La Banque Nationale anticipe une accalmie en ce qui a trait à la croissance du PIB pour le trimestre, alors que celle-ci a été fulgurante au cours du premier trimestre, ce qui limitera davantage la hausse des taux à court terme. À l’opposé du spectre, la RBC prévoit que le taux de rendement des obligations de deux ans pourrait atteindre 1,85 % d’ici la fin de 2017. Du côté américain, le taux de rendement des obligations d’État de deux ans s’établit à 0,72 % et devrait connaître une hausse constante au cours de 2017, pour suivre l’augmentation graduelle des taux.

Une hausse des taux de rendement des obligations à dix ans est prévue

Tant au Canada qu’aux États-Unis, les taux de rendement des obligations d’État de dix ans s’établissent respectivement à 1,31 % et à 1,77 %. Cependant, ils devraient augmenter de façon constante au cours de 2017. Les prévisions des banques sondées demeurent en grande partie les mêmes que le mois dernier et indiquent un taux de rendement entre 1,77 % et 2,70 % pour les obligations de dix ans du gouvernement du Canada et entre 2,43 % et 3,20 % pour les obligations de dix ans du gouvernement américain d’ici 2017. Ces prévisions se situent bien au-delà des taux de rendement existants, même de celles de la partie inférieure de la fourchette.

Après une reprise de courte durée, les taux de rendement des obligations à très long terme du gouvernement du Canada retombent en deçà de 2,0 %

Le taux de rendement des obligations à très long terme du gouvernement du Canada est retombé sous les 2,0 %, après avoir connu une hausse de courte durée au mois d’avril, alors que le taux des obligations du gouvernement de 30 ans aux États-Unis est demeuré en grande partie le même. Les prévisions de la RBC se situent toujours dans la partie supérieure du spectre, tant pour le Canada que pour les États-Unis. D’ailleurs, la RBC anticipe des rendements de 3,20 % au Canada et de 3,75 % aux États-Unis pour les obligations à très long terme d’ici la fin de 2017. Aucune révision significative des prévisions relatives à ces deux taux de rendement n’a été observée au cours du dernier mois.

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