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Alba Betancur, bénévole

Fondation Funcadan

Alba est bénévole auprès de la Fondation Funcadan depuis 2016. Cependant, son engagement auprès de la communauté dominicaine date depuis plusieurs années.   

1- Alba, parlez-nous de votre engagement auprès de la fondation Funcadan. Comment vous êtes-vous engagée?

L’hiver dernier, j’étais en République dominicaine pour distribuer des denrées alimentaires, comme je le fais chaque année depuis 2012. Cependant, j’ai toujours voulu en faire plus, étant donné que le besoin est si grand là-bas. J’ai donc demandé à une de mes connaissances en République dominicaine ce que je pouvais apporter à mon prochain voyage, et c’est là que j’ai appris l’existence de la fondation Funcadan. J’avais pensé en parler à ma famille et à quelques amis pour recueillir au moins quelques dons — des jouets et des vêtements usagés — et les apporter dans une ou deux valises. Mais c’est à ce moment que j’ai parlé de la mission à un membre de Richter. Je lui ai dit qu’en plus de distribuer des provisions à ceux dans le besoin, je voulais aussi envoyer des vêtements et des jouets usagés. J’ai envoyé des photos de ce que je faisais et raconté des anecdotes, et c’est à ce moment que l’équipe Richter s’est impliquée! Je ne m’attendais vraiment pas à cette merveilleuse nouvelle. En fin de compte, nous avons rempli près de 10 grandes boîtes de vêtements et de jouets à peine utilisés, que le cabinet a offert d’expédier là-bas en vue de les distribuer. J’étais tellement heureuse parce qu’ensemble, nous aidons les gens dans le besoin, qui sont à leur tour heureux de savoir que l’équipe Richter montre qu’elle se sent concernée et fait preuve de compassion.

2- Que fait la fondation Funcadan pour la collectivité?

Depuis 1990, la fondation Funcadan s’efforce d’améliorer la qualité de vie des enfants et des familles dans toute la République dominicaine par le biais de ses programmes, qui englobent l’éducation, les soins de santé, l’eau et l’hygiène.

La fondation Funcadan est un organisme sans but lucratif mis sur pied à cause de l’extrême pauvreté en République dominicaine, qui découle de la corruption, de la surpopulation, de la rareté des emplois, de l’écart grandissant entre riches et pauvres et de l’augmentation de la dette nationale. Nous avons établi une relation spéciale avec le Dominican Institute for Integral Development (IDDI). L’IDDI est un des principaux organismes de développement en République dominicaine. Il œuvre auprès des pauvres de la ville et de la campagne depuis 30 ans dans ce pays.

3- Qu’est-ce qui vous a incitée à vous engager auprès de la collectivité?

Après mon dernier voyage, en parlant avec mon ami des familles qui avaient besoin de vêtements et de jouets, je me suis rendu compte que je devais en faire plus. Je savais qu’il y avait encore tellement à faire, mais qu’on pouvait seulement y arriver avec l’aide des autres. J’ai vu beaucoup de pauvres dans ces régions-là — des gens sans chaussures, dont beaucoup portaient des vêtements déchirés ou usés. Les enfants n’ont pas de jouets, et les parents ont besoin de vêtements pour leurs enfants et eux-mêmes. C’est pourquoi je ressens un si grand désir d’en faire plus pour ceux qui sont dans le besoin et, avec le soutien de Richter, nous sommes en mesure de leur apporter joie, espoir et amour grâce à ce que nous pouvons recueillir ensemble.

4- Vous avez agi et mené une campagne de collecte de dons au sein de Richter l’an dernier; vous vous préparez à recommencer cette année. À quel point est-ce important de faire des dons à des fondations comme Funcadan? Que suggéreriez-vous à ceux et celles qui cherchent à lancer une campagne interne pour appuyer une cause qui leur tient à cœur?

Il est très important de faire des dons à ces organismes pour qu’ils aient toujours des fournitures à donner à ceux qui en ont besoin. Nous, les donateurs, sommes la source d’approvisionnement qui donne vie aux organismes; c’est grâce à la générosité des gens qui veulent rendre le monde meilleur et plus équitable.

Ce que je dirai aux autres c’est : écoutez votre cœur. Si vous ressentez l’envie d’aider à rendre ce monde meilleur, allez-y. C’est extraordinaire et gratifiant. Vous vous rendrez si heureux, sachant que vous apporterez de la joie à ceux qui en ont besoin. Aussi, il est important que chacun d’entre nous voit sa réalité et ouvre son cœur pour comprendre qu’il y a beaucoup de gens qui ont besoin de notre aide, notre amour, notre patience et notre compassion. Il y a beaucoup de gens qui manquent d’aliments de première nécessité, d’eau ou de vêtements, ou encore qui n’ont pas de logement. Bien sûr, nous pouvons offrir notre aide de tellement d’autres façons. En donnant de l’argent, visitant des hôpitaux, aidant des organismes qui s’occupent d’orphelins ou de personnes âgées, par exemple. Tout dépend de l’énergie de chacun — et nous pouvons tous faire tellement.

5- Vous faites du bénévolat auprès de la fondation Funcadan depuis un certain temps. Quelle est la plus importante leçon que vous avez apprise jusqu’à présent?

J’ai entendu parler de la fondation il y a seulement deux ans environ, mais j’ai commencé à faire du bénévolat en République dominicaine après que des connaissances sur place m’ont parlé de la pauvreté au pays. C’est pourquoi ma détermination à aider les gens dans le besoin a grandi, puis grandi encore grâce à Richter.

La plus grande leçon que j’ai apprise jusqu’à présent, c’est que même si j’ai tout ce dont j’ai besoin, beaucoup de gens ont si peu. Ces voyages en République m’ont fait réalisé que nous devrions apprécier davantage ce que nous avons et partager. C’est tellement important de traiter les autres avec amour et respect. Il y a beaucoup de personnes qui souffrent énormément, mais c’est pire encore quand elles sont ignorées ou rejetées. Finalement, être solidaire de ceux qui sont dans le besoin, c’est construire ensemble un monde meilleur et vivre dans la culture de l’amour.