Lettre trimestrielle de la cheffe des placements de RFO Capital – T2 2026
Deuxième trimestre de 2026 | Revue des marchés mondiaux et du contexte macroéconomique
Le deuxième trimestre de 2026 a été marqué par l’un des revirements les plus saisissants de l’histoire récente des marchés. Au début d’avril, les investisseurs se préparaient à une longue période de stagflation. À la fin de juin, leurs portefeuilles d’actions avaient atteint des sommets historiques ou s’en approchaient, les titres technologiques avaient repris leur élan et le prix du pétrole était revenu pratiquement à son niveau du début de l’année. La rapidité et l’ampleur de ce changement de cap ont surpris de nombreux investisseurs. L’apaisement des tensions au Moyen-Orient, la vigueur des bénéfices liés au thème de l’intelligence artificielle et l’élargissement marqué de la progression boursière à un plus grand nombre de secteurs ont largement contribué à ce rebond.
Le trimestre a toutefois été loin d’être simple. Derrière les gains, plusieurs tensions importantes persistaient. L’inflation s’est accélérée en avril et en mai, la Réserve fédérale américaine a connu un changement à sa direction dans un contexte de grande incertitude quant à la politique monétaire, les rendements des obligations du Trésor américain à long terme ont atteint des sommets inégalés depuis plusieurs décennies et la confiance des consommateurs est tombée à son plus bas niveau jamais enregistré. Malgré cela, les marchés boursiers ont choisi de faire abstraction des difficultés à court terme, misant sur des perspectives plus favorables à moyen terme. La grande question pour la deuxième moitié de 2026 sera de savoir si cet optimisme est justifié.
Rendement des marchés – aperçu du T2 2026
| Indicateur | Rendement/Variation | Contexte |
| S&P 500 (rendement total | environ +15 % | Meilleur trimestre depuis le T2 2020; 24 sommets records depuis le début de l’année. |
| Nasdaq-100 | environ +21 % | Deuxième meilleur rendement trimestriel des 25 dernières années. |
| Russell 2000 | environ +26 % | Forte progression des sociétés à petite capitalisation; 10 secteurs sur 11 ont terminé le trimestre en hausse. |
| TOPIX | +14 % | La faiblesse du yen et l’accentuation de la pente de la courbe des taux ont favorisé les exportateurs. |
| Pétrole brut Brent, variation au T2 | de -20 % à -21 % | Recul cumulé en avril et en mai; retour près des niveaux observés avant la guerre avec l’Iran. |
| Rendement maximal des obligations du Trésor américain à 30 ans | 5,18 % | Plus haut niveau depuis 2007; repli à environ 5,00 % à la fin de mai. |
| Indice PCE de base, donnée de mai | 3,4 % | Troisième hausse mensuelle consécutive; la Réserve fédérale maintient ses taux inchangés. |
| IPC d’avril, sur 12 mois | 3,8 % | Plus haut niveau depuis mai 2023; l’énergie a représenté plus de 40 % de la hausse. |
| Écarts de crédit des obligations américaines à rendement élevé | environ 274 points de base | Léger resserrement malgré la volatilité des taux. |
| Ratio cours-bénéfice prévisionnel du S&P 500 | environ 20,1 x | Légèrement supérieur à la moyenne sur cinq ans, établie à 19,9 fois, et à la moyenne sur dix ans, établie à 19,0 fois. |
TROIS GRANDS THÈMES QUI ONT MARQUÉ LE TRIMESTRE
1)Le retour en force du thème de l’intelligence artificielle
Le deuxième trimestre a été dominé par le retour marqué du thème de l’intelligence artificielle comme principal moteur des marchés. Après un premier trimestre difficile, au cours duquel les craintes entourant les répercussions de l’IA sur les modèles d’affaires des entreprises de logiciels établies avaient lourdement pesé sur les titres technologiques, la saison des résultats d’avril et de mai a dissipé une bonne partie du scepticisme. Les résultats des sociétés du S&P 500 pour le premier trimestre de 2026 ont été les plus solides des dernières années : 85 % des entreprises ont dépassé les attentes des analystes, soit le taux le plus élevé depuis 2021 et bien au-dessus de la moyenne historique de 73 %.
Les géants américains de l’infonuagique ont largement alimenté cette dynamique. Ensemble, ils ont relevé leurs prévisions de dépenses en immobilisations (« capex ») pour 2026 à un impressionnant total de 700 milliards de dollars américains, signe que le déploiement des infrastructures liées à l’intelligence artificielle se poursuit à grande échelle malgré les perturbations géopolitiques en cours. Les réactions du marché à la publication des résultats ont également été remarquables : Dell a bondi de 32,8 % le jour de ses résultats, sa meilleure séance en Bourse à ce jour, Snowflake a progressé de plus de 36 % et HPE de près de 20 %. À lui seul, le secteur des technologies a gagné 16 % en mai et regroupait les dix titres les plus performants du S&P 500 durant le mois.
Surtout, ce qui avait commencé comme un rebond concentré dans le secteur technologique s’est progressivement étendu à l’ensemble du marché. À la fin du trimestre, les indices des sociétés à petite et à très petite capitalisation, les indices équipondérés et les indices axés sur les titres de valeur avaient tous atteint de nouveaux sommets. Depuis le début du conflit avec l’Iran, les prévisions de croissance des bénéfices des marchés boursiers mondiaux ont été révisées à la hausse de 11 points de pourcentage, pour atteindre 27,6 %, le secteur des technologies de l’information étant celui qui a connu la plus forte révision. Les prévisions de croissance des bénéfices du S&P 500 pour le deuxième trimestre de 2026 sont passées de 18,8 % à la fin du premier trimestre à 23,1 % à la clôture du deuxième trimestre. Les attentes à l’égard de la croissance des revenus ont également été revues à la hausse, à 12,3 %, ce qui représenterait le rythme de croissance le plus élevé depuis le deuxième trimestre de 2022.
2) Apaisement au Moyen-Orient et repli du pétrole
Le marché pétrolier a connu le revirement le plus spectaculaire du trimestre. Après avoir dépassé 118 à 120 $ US le baril à la fin d’avril, un niveau qui n’avait pas été observé depuis 2022, le Brent a reculé de 19,3 % en avril, puis de 20,8 % en mai, pour terminer le mois à 92,05 $ US le baril. À la fin du trimestre, le prix était pratiquement revenu à son niveau d’avant-guerre, après avoir connu une variation de plus de 70 % en l’espace de trois mois.
Les progrès réalisés dans les négociations de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran ont largement contribué à ce retournement. En mai, un cadre reposant sur un protocole d’entente de 60 jours a commencé à paraître crédible, même si le détroit d’Ormuz est demeuré pratiquement fermé pendant tout le mois et que les frappes menées par les deux camps à la fin de mai ont rappelé la fragilité du processus. À la fin de juin, la conclusion d’un cessez-le-feu a permis la réouverture du détroit, écartant ainsi la menace la plus immédiate qui pesait sur l’approvisionnement énergétique mondial. La rapidité avec laquelle les prix de l’énergie ont reculé après avoir atteint un sommet laisse croire que la hausse observée au premier trimestre était en grande partie attribuable à une prime de crainte et non uniquement à une réelle perturbation de l’offre.
Les répercussions sur les marchés dans leur ensemble ont été considérables. Le recul du prix du pétrole vers la fin du trimestre a atténué les pressions inflationnistes à court terme, réduit la pression sur les rendements des obligations du Trésor américain à long terme et amélioré les perspectives de marge des secteurs à forte consommation d’énergie. Il a également fait disparaître la principale prime de risque géopolitique intégrée aux valorisations boursières depuis février.
3) Une nouvelle présidence à la Réserve fédérale et le débat sur l’orientation de la politique monétaire
Le trimestre a également été marqué par un important changement à la tête de la Réserve fédérale américaine (« Fed »). Kevin Warsh a été confirmé au poste de président par la plus faible majorité de l’histoire moderne de l’institution. Partisan déclaré d’une baisse des taux d’intérêt et critique assumé de la banque centrale qu’il dirige désormais, il a pris les rênes d’un comité profondément divisé, au moment même où les marchés réclamaient davantage de clarté. Lors de la dernière réunion du FOMC présidée par Jay Powell, les taux ont été maintenus inchangés, mais quatre membres se sont opposés à la décision, un nombre de dissidences jamais vu depuis 1992.
À sa première réunion à titre de président, Kevin Warsh a adopté un ton qui a surpris les marchés. Ferme à l’égard de l’inflation, il s’est gardé de laisser entendre que la prochaine décision serait une baisse de taux. L’indice de base des dépenses de consommation personnelle, la mesure d’inflation privilégiée par la Fed, a augmenté pour un troisième mois consécutif pour atteindre 3,4 % en mai. L’IPC avait pour sa part grimpé à 3,8 % en avril, son niveau le plus élevé depuis mai 2023, l’énergie ayant contribué à plus de 40 % de la hausse. Dans ce contexte, la marge de manœuvre pour assouplir la politique monétaire était limitée. Alors que les marchés anticipaient deux ou trois baisses de taux en 2026 au début de l’année, le débat portait plutôt, à la fin du deuxième trimestre, sur la possibilité que la prochaine décision soit une hausse. Les marchés à terme ont même brièvement évalué à presque zéro la probabilité d’une réduction des taux avant la fin de l’année.
Le ton ferme adopté par le FOMC dans son communiqué de juin a eu un effet marqué sur le dollar américain. Après avoir évolué dans une fourchette étroite pendant 12 mois, la devise s’est appréciée au point où plusieurs analystes techniques y ont vu le début possible d’une tendance haussière durable. Si cette vigueur se maintient, elle pourrait peser sensiblement sur les actifs des marchés émergents et sur les bénéfices des multinationales au cours de la deuxième moitié de l’année.

LE CONTEXTE MACROÉCONOMIQUE
1) Croissance
À l’aube du deuxième trimestre, le FMI et les principaux prévisionnistes continuaient d’anticiper une croissance mondiale solide, mais inégale d’une région à l’autre. Pour 2026, la croissance réelle était estimée à 1,8 % dans les économies développées et à 4,4 % dans les économies émergentes. L’Asie émergente continuait notamment de profiter de la demande liée à l’intelligence artificielle. L’économie américaine a fait preuve de résilience malgré le choc énergétique. Les dépenses de consommation sont demeurées soutenues grâce aux ménages à revenu élevé, tandis que les ménages à plus faible revenu ont continué de subir d’importantes pressions. Cette reprise à deux vitesses, souvent qualifiée de reprise en K, caractérise l’économie depuis la pandémie.
La vigueur des bénéfices des entreprises au premier trimestre de 2026 a constitué l’une des bonnes surprises du trimestre et un indicateur encourageant de la santé sous-jacente de l’économie. La croissance des revenus a atteint 9,2 % et celle des bénéfices, 13,6 %, dans les deux cas au-delà des attentes. Ces résultats ont renforcé la confiance envers la capacité de production des entreprises américaines. Pour la suite, les principaux risques qui pèsent sur la croissance sont le maintien de coûts énergétiques élevés, qui freinerait les dépenses des consommateurs et comprimerait les marges des entreprises, ainsi que le resserrement des conditions financières provoqué par la hausse des taux à long terme, qui pourrait ralentir l’investissement.
2) Inflation
L’inflation a été la variable macroéconomique la plus complexe et la plus déterminante du trimestre. Son évolution en avril et en mai a été préoccupante. L’IPC global a atteint 3,8 % sur 12 mois en avril, son niveau le plus élevé depuis mai 2023. L’énergie a représenté plus de 40 % de la hausse mensuelle, tandis que le prix de l’essence a augmenté de plus de 28 % sur un an. L’indice de base des dépenses de consommation personnelle a progressé pendant trois mois consécutifs pour atteindre 3,4 %. Pour la première fois en trois ans, l’inflation a dépassé la croissance des salaires, entraînant une baisse du salaire horaire réel moyen. Le taux d’épargne des particuliers a pour sa part reculé à 2,6 %, son plus bas niveau depuis le milieu de 2022.
La chute de la confiance des consommateurs a également retenu l’attention. L’indice de confiance de l’Université du Michigan est tombé à 44,8 en mai, le niveau le plus faible depuis la création de l’enquête en 1952, sous le creux atteint au milieu de 2022. Selon la direction de l’enquête, cette détérioration s’explique par la persistance des prix élevés de l’essence et par les inquiétudes plus générales entourant le coût de la vie. Les attentes d’inflation pour l’année à venir ont ainsi grimpé à 4,8 %. Les décideurs ne peuvent faire abstraction d’un tel niveau, qui pourrait en grande partie expliquer le ton ferme adopté par le président Warsh lors de la réunion du FOMC en juin.
Le cessez-le-feu et le recul du prix du pétrole en juin pourraient contribuer à ralentir l’inflation au cours de la deuxième moitié de l’année. Toutefois, la persistance des coûts du logement, de l’inflation dans les services et des pressions salariales laisse croire que le retour à la cible de 2 % prendra encore plusieurs années.
3) Marché du travail
Les données du deuxième trimestre montrent un marché du travail globalement résilient. La création d’emplois dans le secteur privé est demeurée solide et le taux de chômage stable à 4,3 %. Toutefois, la croissance du salaire horaire moyen de l’ensemble des travailleurs n’a atteint que 3,5 % en mai, soit la deuxième plus faible hausse en cinq ans. Cette modération est positive pour les perspectives d’inflation, mais préoccupante pour le pouvoir d’achat dans un contexte de prix élevés. Les salaires réels ayant brièvement reculé en avril, les ménages à faible revenu ont été particulièrement touchés, comme en témoigne la hausse continue des taux de défaillance observée au premier trimestre.
4) Titres à revenu fixe et crédit
Le marché obligataire a été le plus volatil du trimestre. Le rendement des obligations du Trésor américain à 30 ans a atteint 5,18 % le 19 mai, son plus haut niveau en près de 19 ans, alors que les craintes d’un choc énergétique prolongé et d’une détérioration des finances publiques faisaient grimper la prime de terme. Il est ensuite redescendu vers 5 % à mesure que les négociations de cessez-le-feu progressaient et que les prix du pétrole reculaient. Le rendement des obligations du Trésor à 10 ans a terminé le mois de mai presque inchangé, malgré d’importantes fluctuations au cours du trimestre. En juin, la Banque du Japon a relevé son taux directeur à 1 %, comme prévu. La forte croissance des salaires et l’inflation des prix à la production de 6,3 % sur un an ont maintenu son orientation restrictive. À la fin du trimestre, le taux de rendement des obligations d’État japonaises à 10 ans avait atteint 2,7 %, tandis que celles-ci avaient enregistré un rendement de -1,3 % sur la période.
Sur les marchés du crédit, le contraste entre la volatilité des taux et la stabilité des écarts était frappant. Les écarts des obligations à rendement élevé se sont légèrement resserrés, à environ 274 points de base, malgré un bref élargissement lors de la hausse des rendements du 19 mai. Ceux des obligations de qualité supérieure sont demeurés près du bas de leur fourchette des dernières décennies. La vigueur des bénéfices, les faibles attentes de défaillance et la demande soutenue pour les placements à revenu ont maintenu les écarts à de bas niveaux, malgré les mouvements marqués de la courbe des taux sans risque. À ces niveaux, la protection demeure toutefois limitée si les perspectives de croissance se détériorent.
5) Activité sur les marchés financiers
L’entrée en Bourse réussie de SpaceX en juin a été l’un des faits marquants du trimestre. Décrite comme le plus important premier appel public à l’épargne de l’histoire, l’opération a été absorbée relativement facilement, témoignant de l’appétit des investisseurs pour le risque malgré l’incertitude macroéconomique. D’autres premiers appels publics à l’épargne dans les secteurs de la technologie et de l’intelligence artificielle sont attendus d’ici la fin de 2026. Ils mettront à l’épreuve la capacité du marché à absorber de nouvelles émissions tout en maintenant le thème de l’intelligence artificielle au cœur des préoccupations des investisseurs.
POSITIONNEMENT DES PORTEFEUILLES ET PERSPECTIVES
Le trimestre a profondément redéfini le contexte d’investissement. À l’approche de la deuxième moitié de l’année, nos principales convictions sont les suivantes :
- Le cycle de dépenses en immobilisations liées à l’intelligence artificielle est bien réel et n’en est encore qu’à ses débuts. Les engagements de 700 milliards de dollars américains annoncés par les géants de l’infonuagique ne sont pas négligeables. À notre avis, ils témoignent d’une réorientation structurelle des capitaux à l’échelle mondiale vers les infrastructures d’intelligence artificielle. Les résultats du premier trimestre ont conforté cette thèse.
- L’élargissement de la hausse est encourageant, mais le risque de concentration refait surface. La participation plus étendue des différents segments du marché à la progression du deuxième trimestre constituait un signal particulièrement positif. À la fin du trimestre, toutefois, les premiers signes d’un resserrement du leadership autour des titres technologiques liés à l’intelligence artificielle commençaient à apparaître. Le recul d’environ 1 % du S&P 500 en juin, attribuable aux craintes que la progression des titres liés à l’IA ait devancé les données fondamentales à court terme, rappelle que des corrections ponctuelles demeurent tout à fait possibles dans un marché qui poursuit néanmoins sa progression.
- Le risque lié à la sensibilité aux taux exige une gestion prudente. Le rendement des obligations du Trésor américain à 30 ans, qui a atteint 5,18 % en mai, constituait un véritable signal, et non une simple donnée ponctuelle. Alors que l’orientation de la politique monétaire demeure incertaine sous la nouvelle direction de la Fed, que les déficits budgétaires se creusent et que l’inflation reste supérieure à la cible, les arguments en faveur d’un allongement marqué de l’échéance des portefeuilles obligataires demeurent peu convaincants.
- Le cessez-le-feu représente une avancée, mais ne règle pas la situation. L’apaisement des tensions au Moyen-Orient a permis d’écarter le risque extrême le plus immédiat de nos perspectives. Le détroit d’Ormuz est toutefois demeuré pratiquement fermé pendant tout le mois de mai, et les frappes menées par les deux camps à la fin du mois ont rappelé à quel point le processus de paix reste fragile.
- Les actions internationales offrent une valeur relative intéressante. Alors que le S&P 500 se négocie à environ 20,1 fois les bénéfices prévisionnels et que le TOPIX a progressé de 14 % au cours du trimestre, une exposition sélective aux marchés internationaux demeure attrayante. Les actions européennes ont profité de l’apaisement des tensions au Moyen-Orient et de la résilience de la confiance économique, tandis que l’indice PMI manufacturier de la zone euro s’est maintenu au-dessus de 50. Les actions des marchés émergents, particulièrement en Asie, méritent également l’attention compte tenu du soutien structurel que leur procure la demande liée à l’intelligence artificielle. La vigueur du dollar américain et la dépendance aux importations d’énergie demeurent toutefois des risques importants à surveiller.
- La fragilité des consommateurs est sous-estimée. À notre avis, le recul de l’indice de confiance de l’Université du Michigan à 44,8, un creux historique, ne saurait être considéré comme une donnée anodine. Alors que les salaires réels ont brièvement reculé, que le taux d’épargne se situe à son plus bas niveau depuis plusieurs années et que les taux de défaillance demeurent élevés, la situation financière des consommateurs dans leur ensemble est plus fragile que ne le laisse croire la performance des marchés boursiers.
MOT DE LA FIN
Le dernier trimestre a une fois de plus démontré que les décisions de placement les plus importantes sont rarement prises lorsque la situation semble parfaitement claire. Les investisseurs qui ont maintenu leur exposition aux infrastructures d’intelligence artificielle malgré les perturbations du premier trimestre, conservé leurs positions en actions alors que la probabilité d’une récession était évaluée à 37 % et compris que le conflit au Moyen-Orient, malgré sa gravité, ne deviendrait probablement pas une caractéristique permanente du contexte mondial ont été récompensés par l’un des meilleurs rendements trimestriels des dernières années.
La deuxième moitié de l’année s’annonce néanmoins complexe. L’inflation n’est pas encore maîtrisée. L’orientation que prendra la Réserve fédérale sous sa nouvelle direction demeure incertaine. Bien que la situation géopolitique se soit améliorée à la fin du deuxième trimestre, elle reste irrésolue. Enfin, même si la croissance des bénéfices soutient les valorisations boursières, celles-ci laissent peu de marge en cas de déception.
Dans ce contexte, notre philosophie demeure inchangée : privilégier une diversification rigoureuse dans la construction des portefeuilles. Les marchés continueront de nous réserver des surprises. Notre objectif est de veiller à ce que les portefeuilles soient positionnés de manière à bien les absorber.
Comme toujours, nous demeurons disponibles pour discuter en détail du positionnement de votre portefeuille et de nos perspectives.
Anik Lanthier
Cheffe des placements, RFO Capital
Juillet 2026
La présente lettre est fournie uniquement à titre informatif et ne constitue ni un conseil en placement ni une recommandation à l’intention d’un investisseur donné relativement à un titre, à une stratégie ou à une approche de placement en particulier. La présente lettre est fournie uniquement à titre informatif et ne constitue pas un conseil en placement.Les points de vue, opinions, attentes et perspectives exprimés aux présentes sont ceux de RFO Capital Inc. à la date de publication et peuvent être modifiés sans préavis. RFO Capital Inc. n’assume aucune obligation de les mettre à jour.Tout énoncé prospectif est assujetti à des risques et à des incertitudes, et les résultats réels pourraient différer sensiblement de ceux qui y sont présentés. Toutes les données de marché mentionnées reflètent les renseignements accessibles au public en date du 30 juin 2026.Les données de marché et les autres renseignements ont été obtenus auprès de sources jugées fiables, mais leur exactitude et leur exhaustivité ne peuvent être garanties. Les rendements passés ne sont pas garants des résultats futurs.