Ligne du temps économique : Qu’est-ce qui était connu ou connaissable et comment le marché s’est-il exprimé?

Modifié le 22/07/2026

Graphique : analyse de la volatilité des marchés

Sources : Disponibles sur demande.

La ligne du temps économique de Richter met en relation les événements locaux et mondiaux avec la volatilité des marchés boursiers (S&P 500) et du crédit (écart entre les obligations d’entreprises notées BBB et les bons du Trésor américain). 

À la suite du T1 marqué par des tensions géopolitiques et des prix de l’énergie élevés, les marchés boursiers américains ont fortement rebondi au T2 de 2026. Le S&P 500 est revenu près de ses sommets historiques, soutenu par un regain d’enthousiasme envers les investissements liés à l’intelligence artificielle, un regain de confiance des investisseurs et l’atténuation des inquiétudes liées au conflit entre les États-Unis et l’Iran. Alors que les banques centrales du Canada et des États-Unis ont maintenu leurs taux d’intérêt inchangés dans un contexte d’incertitude économique persistante, le recul des prix de l’énergie et l’amélioration du sentiment des investisseurs ont favorisé une reprise généralisée des actifs à risque. Cela s’est produit simultanément avec ce qui suit : 

  • Le S&P 500 a fortement rebondi au T2 2026, enregistrant l’une de ses meilleures performances trimestrielles depuis 2020 grâce à l’amélioration du sentiment des investisseurs, au regain d’intérêt pour l’IA et à l’atténuation des tensions géopolitiques. 
  • Le taux de chômage au Canada est demeuré élevé tout au long du trimestre, oscillant entre 6,5 % et 7,0 %, tandis que la croissance de l’emploi est restée globalement inchangée depuis le début de l’année, reflétant la persistance d’un certain ralentissement des conditions du marché du travail. Par ailleurs, le taux de chômage aux ÉtatsUnis s’est établi à 4,2 %. 
  • La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % au T2 2026, tandis que la Réserve fédérale américaine a conservé sa fourchette cible entre 3,50 % et 3,75 %, face à des risques inflationnistes persistants et à un ralentissement de la croissance économique.  
  • L’incertitude entourant les politiques commerciales est demeurée élevée, l’administration américaine poursuivant des mesures tarifaires alternatives à la suite des contestations judiciaires visant les tarifs imposés en vertu de l’IEEPA. L’Indice des prix à la consommation (IPC) au Canada a augmenté de 2,8 % en avril sur douze mois, principalement en raison de la hausse des prix de l’énergie liée au conflit au Moyen-Orient.  
  • Le marché immobilier canadien est demeuré faible tout au long du T2 2026, le conflit prolongé avec l’Iran continuant à peser sur la confiance des consommateurs, les rendements obligataires et l’accessibilité hypothécaire. Malgré une amélioration de l’accessibilité financière par rapport aux dernières années, la hausse des prix de l’énergie et l’incertitude géopolitique persistante ont contribué aux attentes d’une nouvelle année de stagnation de l’activité sur le marché résidentiel.  
  • Vers la fin du mois de mars 2026, les États-Unis ont manifesté leur volonté de mettre fin au conflit en reportant des frappes prévues contre l’Iran. Le 17 juin 2026, les États-Unis et l’Iran ont ensuite signé un protocole d’entente établissant un cadre visant la désescalade du conflit et la réouverture graduelle du détroit d’Ormuz. Cet accord a contribué à atténuer les inquiétudes liées à des perturbations prolongées de l’approvisionnement énergétique mondial, favorisant un recul des prix du pétrole et une amélioration du sentiment des marchés vers la fin du trimestre.  

Cette ligne du temps a été réalisée par le département d’Évaluation d’entreprise et Litiges de Richter Inc. La version originale a été publiée dans le Journal de l’Institut CBV en 2020, et est mise à jour mensuellement ou trimestriellement depuis le 1er janvier 2020. 

Lien: https://cbvinstitute.com/wp-content/uploads/2020/11/CBV-Institute_Journal2020_Final.pdf